Vie Giffoise

25
févr
2014
Questions sur la Mérantaise "parc du CNRS"
Questions sur la Mérantaise \

Vous trouverez ci-dessous la lettre que GemGif vient d'adresser à M. le Maire de Gif ainsi qu'à M. Barret, Maire-Adjoint de Gif, vice-président du SIAHVY et se représentant aux élections municipales sur la liste de M. Bournat: 

 

Gif sur Yvette, le 25 février 2014,

 

 

Monsieur le Maire de Gif,

Monsieur Barret, Maire-Adjoint de Gif, Vice-Président du SIAHVY,

 

Une lectrice assidue de GemGif et passionnée d’histoire locale nous a alertés au sujet de plusieurs points concernant les travaux de renaturation de la Mérantaise dans le Parc du CNRS et nous voulions nous faire écho de ses questions. Comme certaines remarques concernent Gif Infos, nous avons voulu nous adresser, aussi bien à la Mairie de Gif qu’au SIAVHY par l’intermédiaire de son représentant giffois. Nous espérons avoir des réponses, que nous publierons, comme nous publions cette lettre.

1)  Première question : Gif Infos parle de « 5 arrêtés interministériels liés à des crues au cours des 15 dernières années ». Le SIAVHY signale que « sur les dix dernières années, 5 arrêtés interministériels pour catastrophe naturelle ». Même si ces deux phrases ne sont pas incompatibles, merci de nous préciser la donnée qu’il faut retenir et à quelles dates elles ont eu lieu.

      2) Deuxième question :  Nous avons compris à la lecture de Gif Infos n°390, que la première raison pour entreprendre les travaux sur la Mérantaise est de limiter les risques d’inondations. Et que l’une des solutions pour le faire est « d’agrandir les annexes hydrauliques naturelles ». Le projet comprend

     donc une augmentation de 8000m3 du bassin de la Mérantaise (comme le précise la lettre du SIAHVY en réponse au communiqué de l’association AGRUM). Par contre, nous ne comprenons pas pourquoi vous semblez réduire la capacité de stockage du bassin situé en contrebas de l’allée de la Terrasse : il est dit dans Gif Infos qu’un « bassin unique rectangulaire d’environ 1000 m² est recréé ».

Quand on voit les plans ci-dessus, on peut en déduire que, jusque là, l’étang présent sur cette pelouse était d’environ 90mx40m, soit 3600 m², comptons 3000 pour les incertitudes de mesure. La profondeur du nouveau bassin est-elle trois fois supérieure à celle de l’ancien pour maintenir une même capacité de volume ?

 

     3) Troisième question : Le texte dans l’encadré de la page 22 du n°390 de Gif Infos laisse entendre que

     le plan d’eau en contre-bas de l’Avenue de la Terrasse date de la fin du XVIIIème siècle. Or, on peut lire dans le livre « Gif en quête de son histoire » qu’il a été creusé un siècle plus tard, dans des circonstances très particulières : « Au conseil municipal de décembre 1874, il est décidé de construire une nouvelle école. En 1880, Jean-Louis Lalande n’est pas réélu, mais la majorité maintient la décision. Mais il faut d’abord trouver un terrain. Celui appartenant à la veuve Cousin, en bas de l’Avenue de la Terrasse, parait approprié. Cependant, profitant de regrettables tergiversations, M. Juigné, propriétaire du domaine de Button, qui souhaite assurer sa tranquillité de châtelain, s’empresse d’acheter les parcelles convoitées par la mairie et y fait aussitôt creuser un étang. ». On constate bien, d’ailleurs, sur le cadastre napoléonien, qu’il n’y a pas de pièce d’eau en contrebas de l’Avenue de la Terrasse. Il nous parait donc curieux de justifier les travaux très coûteux sur cette pièce d’eau en voulant lui faire retrouver « son caractère et son prestige d’antan » et la qualifier de « vestige d’un jardin d’un type Lenôtre. » Une solution moins coûteuse en argent public n’aurait-elle pas été d’entretenir l’aqueduc ?

  

Petite précision, l’ancienne pièce d’eau était vraiment dans l’alignement du château de Button, est-ce toujours le cas ? Cela est loin d’être évident à l’œil nu. Alors qu’il l’était sur un dessin trouvé dans un document du SIAHVY d’octobre 2011 (n’ayant pas trouvé le dossier de l’enquête publique en ligne, malgré de longues recherches, nous avons dû nous contenter de ce document (1), page 57). Nous nous demandons d’ailleurs pourquoi le projet a manifestement beaucoup évolué par rapport à octobre 2011.

 

Nous vous remercions des réponses que vous pourrez nous apporter. De même que des réponses que vous pourrez apporter aux quatre questions que nous posons dans notre article au sujet de la partie « bassin de la Mérantaise » (2) et que nous vous rappelons ici :

Quant à la lettre du SIAVHY, nous laisserons bien plus compétents que nous, y répondre, Gif environnement par exemple, qui trouvait fondé les remarques faites par l’association Agrum. Nous exprimerons juste notre étonnement (de béotiens) sur trois points :

1)   Nous avons lu page 40 de la revue du SIAVHY de novembre 2013 que les ouvrages hydrauliques étaient au contraire un patrimoine à préserver (ce qui n’exclut évidemment pas de les réparer, de les entretenir…). Et on nous dit maintenant qu’il faut détruire un bief datant de 1564. 

2)   La lettre dit que « les travaux retenus nécessitent effectivement une coupe d’arbres, mais celle-ci sera limitée aux espèces précitées ».  Sauf qu’à la suite des espèces précitées (« faux-accacias, résineux, renouée du Japon »), on trouve un « etc » qui augure mal de la limitation de la coupe.

3)  Nous comprenons mal ce qui empêche, en maintenant le cours actuel, d’augmenter le volume de stockage du bassin de façon à diminuer les risques d’inondations.

La lettre parle d’un « bois en mauvais état sanitaire ». Dont acte. Mais qui était chargé de l’entretenir ? Ne serait-ce pas le SIAHVY ? Auquel cas, CQFD ! 

 

Nous vous en remercions d’avance,

 

Dimitri Tchoreloff et Martine Debiesse

(Groupe démocrate et Indépendant GemGif)

 

 

(1)  http://www.amis-merantaise.org/wp-content/uploads/2011/12/siavhy-25-10-2011.pdf

(2)  http://www.gemgif.fr/wbNewsFront/newsDetail/id/486