Vie Giffoise

07
févr
2014
Aménagement de la Mérantaise: nouvelle gabegie financière à Gif sous couvert d'écologie !
Aménagement de la Mérantaise: nouvelle gabegie financière à Gif sous couvert d\'écologie !

Nous publions, comme M. le Maire nous le demande, son droit de réponse à notre article sur la Mérantaise.

 

Vous trouverez juste après la lettre de M. Bournat, nos précisions. 

 

 Nos précisions; 

  • « la mention « nouvelle gabegie » laisse entendre qu’il y en a eu d’autres » : parfaitement, M. le Maire, il y en a eu d’autres et au moins une, de 3 millions d’euros, que nous n’avons cessé de dénoncer dans  nos colonnes et que nous rappelons d’ailleurs dans l’article sur la Mérantaise : la nouvelle piste cyclable, sur laquelle, soit dit en passant, nous voyons rarement des cyclistes. Un relevé de la fréquentation a-t-il été fait ? Une action a-t-elle été engagée, par exemple vis-à-vis des lycéens, pour les inciter à l’emprunter ? Pas à notre connaissance. Donc, oui, nous persistons et signons, « nouvelle gabegie d’argent public ».
  • « la mention « à Gif », laisse penser, compte-tenu de la phrase, que c’est la municipalité qui est concernée ». Là, c’est un procès d’intention, M. le Maire. Quand nous disons « à Gif », nous voulons dire « à Gif ». Quand nous avons envie de dire « M. le Maire et son équipe », nous disons « M. le Maire et son équipe », vous avez déjà eu l’occasion de le constater il nous semble. Donc, nous persistons et signons, « à Gif ». Cependant, nous vous rappelons qu’en l’occurrence, Michel Barré, votre Maire-Adjoint, est également vice-président du SIAHVY et qu’à ce titre, il a validé ce projet.
  • « la mention « sous-couvert d’écologie » signifie qu’il y a eu des abus, voire de la malhonnêteté. Là encore, il faut en rester aux mots. Nous pensons que verdir les projets est un moyen bien commode de les faire accepter mieux (prenons pour simple exemple la construction d’éco-quartiers, mot magique qui voudrait faire oublier la réalité écologique = qu’on bétonne). En l’occurrence, parler de « faire revenir la Mérantaise à son cours originel », ce qui peut effectivement sembler plus « naturel », nous parait rayer de la carte un peu facilement les plus de 400 ans où la Mérantaise, en coulant autrement, a créé un environnement qui va être bouleversé, et pour des années, avant que les espèces sauvages qui avaient l’habitude d’y venir, s’y aventurent à nouveau.

Voilà pour répondre à vos remarques, M. le Maire.

Quant à la lettre du SIAVHY, nous laisserons bien plus compétents que nous, y répondre, Gif environnement par exemple, qui trouvait fondé les remarques faites par l’association Agrum.

Nous exprimerons juste, à la suite de la lettre, notre étonnement (de béotiens) sur quatre points.

notre étonnement (de béotiens) sur quatre points.

  1. Nous avons lu page 40 de la revue du SIAVHY de novembre 2013 que les ouvrages hydrauliques étaient au contraire un patrimoine à préserver (ce qui n’exclut évidemment pas de les réparer, de les entretenir…). Et on nous dit maintenant qu’il faut détruire un bief datant de 1564.
  2. La lettre dit que « les travaux retenus nécessitent effectivement une coupe d’arbres, mais celle-ci sera limitée aux espèces précitées ».  Sauf qu’à la suite des espèces précitées (« faux-accacias, résineux, renouée du Japon »), on trouve un « etc » qui augure mal de la limitation de la coupe.
  3. Nous comprenons mal ce qui empêche, en maintenant le cours actuel, d’augmenter le volume de stockage du bassin de façon à diminuer les risques d’inondations. 
  4. La lettre parle d’un « bois en mauvais état sanitaire ». Dont acte. Mais qui était chargé de l’entretenir ? Ne serait-ce pas le SIAHVY ? Auquel cas, CQFD !  

 

Notre article, publié le 12 février: 

Des Giffois nous ont alertés sur ce qui est en train de se passer dans le bassin de la Mérantaise en amont de la N306.
Constitués en association, ils sont soutenus par celle des Riverains de France, de Gif Environnement et de l'association "Bruit, Insécurité, Pollution 306".
Nous publions dans GemGif leur communiqué de presse car il pose une bonne question: pour quelle raison objective modifier le cours de la Mérantaise, quand cela entraîne un coût supplémentaire que nous, contribuables, allons devoir payer alors même que cela  ne semble apporter aucune solution aux risques d'inondation ?!
Après celle de la piste cyclable, ne serait-ce pas une nouvelle dépense inutile d'argent public à Gif ?! 
 
Vous trouverez après le communiqué de presse de l'association AGRUM (Association Gfiffoise des Riverains et des Usagers de la Mérantaise) le document du SIAHVY (Syndicat Intercommunal de l'Aménagement Hydraulique de la Vallée de l'Yvette) détaillant le projet à réaliser. 
Dimitri Tchoreloff et Martine Debiesse
(Groupe Démocrate et Indépendant GemGif)
 
  

Gif, le  4 février 2014                                             

 Communiqué, pour diffusion immédiate.

  

Plus d’1 million d’Euros d’argent public gaspillé à Gif sur Yvette !

destruction de l’écosystème et d’un ouvrage historique !

 

La Mérantaise, rivière de l’Essonne, se jette dans l'Yvette à Gif sur Yvette. Elle est sujette à des crues peu fréquentes, mais violentes, qui occasionnent des inondations importantes dans le centre-ville.

 

Pour lutter contre les inondations, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Haute Vallée de l’Yvette (SIAHVY) a élaboré un projet en 3 phases : le centre-ville de Gif en aval, le Parc du CNRS et le bassin de la Mérantaise, situé en amont.  Cette phase amont, non prévue initialement, ne concerne pas la lutte contre les inondations, prévoit  la destruction de l’écosystème local, et la suppression du bief* qui, depuis le 16ème siècle, alimente des moulins à eau. C’est un gaspillage d’argent public avéré.

 

L'Association Giffoise des Riverains et Usagers de la Mérantaise (AGRUM), consciente de la nécessité des aménagements en centre-ville, attire l’attention sur la partie amont du projet :

  1. Cette phase est inutile : la modification du tracé de la Mérantaise ne change rien aux problèmes d’inondations.
  2. Elle entraîne une forte augmentation des dépenses publiques : la troisième phase représente 1.3 M€ supplémentaires, des subventions qui pourraient être utilisées plus utilement ailleurs.
  3. Non-sens écologique : le tracé actuel remonte au XVème siècle. L’écosystème est bien installé. la faune endémique sera écrasée par les bulldozers, chassée par les abattages d’arbres.
  4. Destruction du patrimoine : le bief, déjà mentionné en 1564, sous Charles IX, et qui alimentait 3 moulins à eau va disparaître. Il serait plus légitime de le restaurer et de l’entretenir.

La solution alternative, moins coûteuse pour les contribuables, et respectueuse du milieu naturel, consisterait à entretenir le bief et le barrage et à nettoyer les eaux de la Mérantaise.

 

*bief : petit canal surélevé chargé d’amener l’eau aux moulins.

 

L’action de l’association AGRUM est soutenue par : l’Association des Riverains de France, Gif Environnement, et « l’association Bruit, Insécurité, Pollution 306 »

 

Pour nous contacter :

Jean-Paul Lecocq, Président : jpzero@free.fr06 14 33 06 92

Patricia Lamy, Secrétaire générale, lamypatricia@orange.fr 06 08 84 84 08

 
Document du SIAHVY: à lire en particulier:  page 25: la configuration actuelle du bassin, p 29 ce qui est prévu.